Plaquiste au Bouscat : la pierre bourgeoise et le neuf du tram D
Le Bouscat prolonge Bordeaux au nord-ouest sans qu'on voie la couture : la barrière du Médoc d'un côté, le Parc Bordelais en lisière de l'autre. Nos fourgons y montent chaque semaine depuis l'ouverture de l'atelier, et la commune s'est taillé une place régulière dans notre planning. C'est une ville dense et résidentielle où la pierre blonde domine : maisons bourgeoises à étage autour de Sainte-Germaine, échoppes simples ou doubles du côté de la Chêneraie, et des résidences récentes qui ont poussé le long du tram D, entre Ravezies et l'hippodrome. Les Bouscatais tiennent à leurs façades et à leurs jardins de ville ; à l'intérieur, les besoins de confort moderne, isolation et redistribution des pièces, remplissent nos carnets.
Ce patrimoine donne au plaquiste des chantiers exigeants. Les maisons bourgeoises bouscataises portent des plafonds à 3 mètres et davantage, souvent en plâtre sur lattis de bois, qui fissurent ou sonnent creux au fil des décennies. Nous les reprenons en plaques sur ossature en travaillant sous les moulures quand elles méritent d'être gardées, avec corniche lumineuse en option pour moderniser l'éclairage sans toucher au cachet. Dans les échoppes, la question numéro un reste la pierre froide : un doublage mal pensé enferme l'humidité, un doublage étudié assèche la pièce et supprime la sensation de paroi glacée. L'isolant et la membrane se choisissent après examen du mur, jamais sur catalogue.
Les immeubles récents de Ravezies et des abords du tram amènent des demandes différentes : cloisonner une pièce en deux pour l'arrivée d'un enfant, fermer un coin télétravail, corriger l'acoustique d'un séjour trop réverbérant. Les règlements de copropriété y encadrent horaires et protection des parties communes ; nous bâchons l'ascenseur et couvrons les sols avant de monter la première plaque, et les voisins ne gardent de notre passage que le bruit d'une visseuse en journée.
Une trentaine de chantiers livrés au Bouscat depuis 2013, entre l'hippodrome et la barrière du Médoc, chez des Bouscatais installés de longue date comme chez de nouveaux arrivants séduits par le Parc Bordelais. La méthode ne varie pas : visite gratuite, relevé précis, devis détaillé envoyé le lendemain, surfaces livrées prêtes à recevoir la peinture. L'atelier bordelais se trouve à un quart d'heure : les chantiers démarrent à l'heure dite et les retouches éventuelles se règlent dans la semaine.