Plaquiste à Villenave-d'Ornon : la commune des pavillons familiaux
Villenave-d'Ornon s'étire au sud de la métropole, entre la rocade et les premières vignes des Graves, et cette géographie explique bien ce que l'on nous y demande. La commune s'est construite par vagues successives de lotissements, et les Villenavais vivent très majoritairement en maison individuelle : notre travail y consiste surtout à faire évoluer des pavillons familiaux qui ont trente, quarante ou cinquante ans.
Chaque quartier a son profil. À Pont-de-la-Maye, le tissu le plus dense et le plus ancien mêle petites maisons d'avant-guerre et immeubles récents venus avec le tram : nous y reprenons des plafonds fatigués, redécoupons des logements mis en location, doublons des pignons exposés. Chambéry et Sarcignan concentrent les pavillons des années 60 à 90, avec leurs séjours en parpaing jamais isolés, leurs cloisons briquettes qui sonnent creux et leurs garages transformables en chambre ou en bureau. Vers Courréjean, plus proche de la Garonne, les constructions récentes appellent plutôt des ajustements : une cloison déplacée, un cellier fermé, un coin nuit séparé du séjour.
La route de Toulouse réserve un cas particulier que nous aimons beaucoup : quelques maisons anciennes en pierre calcaire, alignées sur rue, avec leurs murs massifs et leurs beaux volumes. Le doublage y demande le même soin que dans les échoppes bordelaises : laisser respirer la pierre, gérer la vapeur d'eau, conserver les moulures quand elles existent. Un chantier villenavais sur trois touche d'ailleurs à l'isolation, car les hivers humides du sud de l'agglomération se font sentir dans les pavillons d'origine.
Nous franchissons la rocade par la sortie 18 ou par la route de Toulouse, et Villenave-d'Ornon reste à un petit quart d'heure de l'atelier. Le fonctionnement ne varie pas : visite gratuite dans toute la commune, relevé complet, devis chiffré poste par poste envoyé sous 24h, chantier livré prêt à peindre. Les artisans du secteur se connaissent bien : il nous arrive d'intervenir juste après le maçon ou juste avant le carreleur, et nous calons volontiers notre planning sur le leur pour éviter les semaines creuses entre deux corps d'état. Une trentaine de familles villenavaises nous ont déjà confié leurs murs, leurs plafonds ou leurs combles depuis 2013.