Plaquiste à Talence : un bâti varié, des réponses sur mesure
Talence occupe une place à part dans notre semaine de travail : la commune touche Bordeaux par la barrière de Pessac et la Médoquine, et nos fourgons y passent presque chaque jour. Ville universitaire de plus de 42 000 habitants, Talence superpose des époques de construction très différentes, et chacune pose au plaquiste des questions qui lui sont propres.
Côté nord, autour du cours Gambetta et de la Médoquine, on retrouve les échoppes en pierre calcaire typiques de l'agglomération bordelaise : murs froids de 50 centimètres, pièces en enfilade, plafonds hauts. Nos chantiers talençais y ressemblent à ceux du Bordeaux ancien, doublage isolant avec gestion de la vapeur d'eau en tête. Autour de Thouars et de Crespy, place aux résidences et aux maisons des années 60 et 70 : cloisons légères d'origine fatiguées, plafonds à reprendre après un dégât des eaux, isolation d'époque à remplacer entièrement. Dans les rues pavillonnaires de Raba ou de Plume-la-Poule, ce sont plutôt des projets d'agrandissement intérieur : une chambre créée pour un étudiant qui revient au nid, un bureau fermé pour le télétravail, des combles à finir.
La présence du campus pèse aussi sur les demandes : propriétaires bailleurs qui redécoupent un grand appartement en colocation aux abords du cours de la Libération, avec cloisons phoniques renforcées entre chambres, ou familles qui rachètent une maison des années 60 à rafraîchir du sol au plafond. La cloison phonique est probablement la prestation que l'on nous demande le plus à Talence, et nous avons appris à la dimensionner pour les usages étudiants : laine dense, double peau, montants désolidarisés.
Une quarantaine de chantiers livrés à Talence depuis 2013, de la Médoquine à Thouars : le devis reste écrit, détaillé poste par poste, remis sous 24h après la visite, et la finition prête à peindre s'applique ici comme partout. L'atelier étant à Bordeaux, les délais de démarrage sur Talence comptent parmi les plus courts de notre zone.